VELO CLUB DE CLAMECY UFOLEP
Rétro 2011

Voeckler, la charge héroïque

Par Florian Egly
jeudi 29 décembre 2011

- Panoramic

TOP 2011 N°3. Maillot Jaune du Tour de France pendant 10 jours et finalement 4e, Thomas Voeckler a fait vibrer la France par ses exploits durant le mois de juillet.

2004-2011, une autre époque, une autre épopée, la même ferveur. Sept ans après avoir découvert « Ti-Blanc », jeune coureur décomplexé au parcours étonnant (naissance en Alsace, enfance en Martinique, adolescence en Vendée), la France du mois de juillet s’est repris de passion cet été pour son cycliste préféré. Pendant trois semaines, Thomas Voeckler a fait vibrer sur le bord des routes, devant leur téléviseur, des millions de Français. Comme une addiction à un feuilleton qu’on ne raterait sous aucun prétexte, le coureur de 32 ans a rassemblé chaque après-midi, au travail, chez soi, des millions de fans de vélo ou non, se passionnant pour ses exploits répétés au point de rêver d’un cycliste tricolore vainqueur du Tour de France, ce qui paraissait impossible. Oui, car après deux décennies d’hégémonie américano-espagnole, le protégé de Jean-René Bernaudeau a bel et bien été en position de remporter ce Tour de France 2011, au gré de ses acrobaties, de son panache et de son courage.

 

voeckler-jaune (à intégrer dans papier)

De l’accident de Saint-Flour à la frustration de l’Alpe d’Huez
Il faut se rappeler que les contours de cette fabuleuse aventure auraient pu s’arrêter à quelques centimètres près sur une route départementale vers Saint-Flour, où le malheureux Jonny Hoogerland fut expédié dans les barbelés par une voiture suiveuse (voir vidéo ci-dessus), ou encore dans la descente de Pinerolo, quand une terrasse et un chemin détourné amortirent ses erreurs de trajectoire (voir vidéo ci-dessous). Cela fait partie aujourd’hui de l’emballage, des charmes d’une histoire dont on se plaît à se remémorer les moments d’émotion qu’elle nous a procurés. Et que l’on regarde aussi avec quelques regrets. Car après tout, si le peloton n’avait pas roulé pour Philippe Gilbert lors de cette fameuse échappée à l’occasion de la 9e étape (4 minutes d’avance au final), si Voeckler ne s’était pas brûlé les ailes en voulant suivre Andy Schleck et Alberto Contador dans le Télégraphe et le Galibier à l’occasion d’une étape mythique remportée par son magnifique coéquipier Pierre Rolland au sommet de l’Alpe d’Huez, qui sait ce qu’il serait advenu de l’issue de ce Tour de France finalement enlevé par la maîtrise de Cadel Evans.

 

Voeckler a réconcilié la France avec le cyclisme

voeckler-galibier (à intégrer dans papier)

Seulement, entre le Thomas Voeckler de 2004 et le Thomas Voeckler de 2011, l’expérience a certes pris du coffre, le tempérament, lui, n’a guère changé. Avec la même modestie devant les micros qu’il se savait intérieurement fort, celui-là même qui disputait sans complexe le Maillot Jaune à Lance Armstrong auparavant, s’est retrouvé à faire jeu égal en montagne avec les meilleurs grimpeurs du peloton que sont Albert Contador, Andy Schleck, Cadel Evans ou Frank Schleck. A en devenir le coureur le plus redouté, voire le patron, le favori quand il conserva son Maillot Jaune pour quelques secondes devant Andy Schleck qui venait de réaliser un raid somptueux jusqu’au Galibier. Porté par la foule, par une équipe Europcar elle-même transcendée, par ses propres ambitions, Voeckler s’est alors pris lui aussi à rêver devenir Bernard Hinault, dernier vainqueur français du Tour de France (1985), ou à monter sur le podium des Champs-Elysées. Pour finalement échouer au pied du podium et ne même pas obtenir l’hommage mérité de la plus belle avenue du monde. Qu’importe, sa place, il l’a gravée dans le cœur des Français.

 


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