VELO CLUB DE CLAMECY UFOLEP

Le monde du vélo regorge de métiers tous aussi différents les uns que les autres

mardi 1er novembre 2011 par vcc ufolep

Publié par Francois Quivoron

Le monde du vélo : Les mécaniciens

Les mécaniciens peaufinent les réglages sur les vélos des coureurs. (Reuters)

Le monde du vélo: Les mécaniciens

 

Les coureurs attirent les projecteurs, les directeurs sportifs parfois. Mais le monde du vélo regorge de métiers tous aussi différents les uns que les autres. Cyclisme-Mag a donc choisi d’offrir un peu de lumière à ces travailleurs de l’ombre, qui entretiennent une relation passionnelle avec le cyclisme. Cette semaine, place aux mécaniciens.

Ils sont les premiers levés et les derniers couchés. Avant que les coureurs ne prennent le départ d’une course, les mécaniciens s’affairent depuis longtemps déjà pour préparer les vélos, peaufiner les derniers réglages, graisser les chaînes, ajuster les freins et la selle, raccorder le compteur, stocker les roues de rechange, etc. Et le soir, cet incessant manège reprend de plus belle, quand le vainqueur répond aux sollicitations des médias, les mécanos travaillent à réparer les anomalies constatées en course et les vélos endommagés par une chute.

Frédéric Bassy, expert route pour le fournisseur Mavic, suit les équipes professionnelles sous contrat avec son employeur, comme Garmin-Cervélo et Liquigas. Cet imposant bonhomme, à la carrure de rugbyman, passe plus de 200 jours par an à sillonner les quatre coins de la planète au gré du calendrier des courses. "Notre métier, c’est de l’assistance aux coureurs en course, mais aussi un suivi technique. On prépare les vélos avec des réglages spécifiques pour les pros, détaille celui qui a débuté dans l’équipe Castorama en 1993. Dans chaque voiture, on dispose de trois vélos et seize roues pour dépanner les coureurs."

Un relais en course, une assistance aux coureurs

Tout est une question d’organisation minutieuse et une journée-type n’a rien d’un travail de dactylo. "On est là une heure avant le départ, on fait le tour des équipes pour voir si tout va bien. Ensuite, en course, on est extrêmement vigilant quant à notre placement, prévient Frédéric Bassy, qui n’a pas oublié les coureurs fauchés par une voiture suiveuse sur le Tour de France l’été dernier. On reste à l’écoute de Radio Tour pour les écarts, ce qui nous permet d’anticiper notre placement dans la file des voitures." Sur la Grande Boucle, les équipes disposent de plusieurs voitures pour venir en aide à ses coureurs, le rôle des mécaniciens Mavic devient plus grand lors des autres courses de la saison. "Sur une course comme Paris-Tours, les directeurs sportifs n’ont qu’une voiture par équipe. Donc ils viennent donner des consignes aux coureurs à l’avant, puis redescendent dans la file pour rester avec les autres. Nous, on prend le relais à l’avant en leur apportant assistance."

Forcément s’instaure entre les mécaniciens et les coureurs une relation de confiance, doublée d’un respect mutuel pour le travail accompli. Patrick Jean, 28 Tours de France derrière lui et employé de Mavic, tempère pourtant cette convivialité de façade selon lui : "Aujourd’hui, les pros ne sont plus comme avant, c’est beaucoup plus individualiste. A l’époque, j’avais des relations amicales avec les coureurs, maintenant ce n’est plus le cas. J’ai décidé de faire des cyclosportives, c’est un monde complètement différent." Un monde où les mécaniciens sont tout aussi importants.

 


 

 

 


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