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Cyclisme : La place du cyclisme aux JO menacée ?

mercredi 16 janvier 2013 par L’Equipe.fr


Pendant que l’actuel président de l’Agence mondiale antidopage (AMA) demandait à Lance Armstrong des aveux sous serment, son prédécesseur notait que ceux-ci pourraient avoir des conséquences très graves pour le cyclisme en lui-même. Rappelant que l’UCI « n’est pas connu pour prendre des positions fortes dans la lutte antidopage », Dick Pound, aujourd’hui vice-président du CIO, a expliqué que ce sport pourrait perdre sa place aux Jeux Olympiques si ceux qui le dirigent se retrouvent sur le banc des accusés. Ce qui n’est pas exclu selon les dernières rumeurs sur le contenu de son entretien avec Oprah Winfrey, qui sera diffusé jeudi et vendredi. « Nous pourrions dire (aux dirigeants de l’UCI) : vous avez un problème, pourquoi ne prenez vous pas quatre ou huit ans pour le régler ? », a déclaré Pound à l’agence Reuters. Selon le Canadien, il faudra cependant attendre les prochaines élections du CIO, en août, avant que ne soient prises éventuellement des décisions fortes. « Un nouveau président pourrait vouloir envoyer un message », ajoute-t-il.


AMA et USADA en désaccord avec l’UCI

Le fonctionnement de la commission indépendante chargée d’évaluer le rôle joué par l’UCI dans l’affaire Armstrong ne plaît pas à l’USADA et à l’AMA, qui ont exprimé mardi de façon séparée leur désaccord avec l’UCI. D’abord, l’agence mondiale antidopage a annoncé qu’elle renonçait à collaborer avec la commission car le cadre de travail défini et « approuvé par l’UCI sans consultation des autorités antidopage » ne lui permettra pas de mener à bien son travail de façon indépendante. « Une approche qui ne permet pas aux individus de fournir des preuves sans avoir peur des répercussions ne servira qu’à perpétuer l’omerta sur laquelle ont buté toutes les enquêtes sur le cyclisme dans le passé », explique l’AMA dans son communiqué.
Travis Tygart, le président de l’USADA, va encore plus loin : « Le refus de l’UCI d’offrir la possibilité pour une durée limitée aux coureurs de dire la vérité sans peur des conséquences force à s’interroger sur la volonté de l’UCI de voir se dérouler une enquête complète et approfondie et force à se demander si l’UCI n’a pas bandé les yeux et mis des menottes à la commission indépendante afin de s’assurer du résultat final ». Composée d’un ancien juge de cour d’appel en Grande-Bretagne, Sir Philip Otton, assisté de la multiple championne paralympique d’athlétisme britannique, la baronne Tanni Grey-Thomson, et de l’avocat australien Malcolm Holmes, la commission doit rendre son rapport en juin. Un délai trop court et préjudiciable au bon déroulé de l’enquête selon l’AMA.

Avec AFP


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