VELO CLUB DE CLAMECY UFOLEP

Mais qui allumera la flamme ?

vendredi 27 juillet 2012

Dur, dur de s’y repérer dans le programme sans fin de la journée olympique ? Pas de panique. Tous les matins, la rédaction d’Eurosport.fr vous proposera son "menu du jour" pour aller à l’essentiel. Tous les jours, une star, un Français, une bonne question, une carte postale de Londres et un focus sur l’athlète le plus "tweeté" du moment. Service compris. "Have a nice meal."

LA STAR DU JOUR :
LE PRIVILÉGIÉ DE LA FLAMME
Par Maxime DUPUIS

Qui a-t-il de plus beau que de gagner un titre ou une médaille aux Jeux ? Rien. Sinon d’allumer la vasque olympique. Vendredi, à moins que le comité d’organisation ne la joue collectif, il n’y aura qu’un heureux élu. Et tous les quatre ans à même époque, la planète entière cherche l’identité du dernier relayeur. Sans succès. C’est sans doute le secret le mieux gardé du monde. Depuis 1936 et Fritz Schilgen, ils sont une petite vingtaine à avoir eu l’honneur de mettre le feu aux Jeux. Leur point commun ? Le sport. L’homme-torche (ou la femme) est toujours lié, de près ou de loin, au sport. Il est parfois une légende (Nurmi, Ali). Il a d’autres fois valeur de symbole (Sakai, Basilio). Ce qui semble exclure la folle rumeur Daniel Craig ou une surprise du type Paul McCartney, légende britannique n’ayant eu qu’un tort : faire partie d’un groupe plutôt que d’une équipe.

En général, l’allumeur de vasque est rarement celui qu’on imagine mais toujours de la nationalité du pays organisateur *. Si tout le monde attendait Cathy Freeman en 2000, beaucoup avaient été surpris de voir l’archer Antonio Rebollo mettre le feu à Montjuic (photo). Même constant pour Mohamed Ali, diminué par la maladie de Parkinson mais distingué à Atlanta quatre ans plus tard. Faut-il en déduire que l’homme-mystère ne fait pas partie de la short list communément dressée par le monde entier ? Pas forcément. A Londres, vendredi, la surprise viendra peut-être du fait qu’il n’y en aura pas. Bref, Steve Redgrave, sacré champion olympique à Los Angeles, Séoul, Barcelone, Atlanta et Sydney, reste le très grand favori. Ses états de service parlent pour lui. Daley Thompson, doublé médaillé d’or du décathlon, ou Kelly Holmes (or sur 800m et 1500m à Athènes) arrivent juste derrière lui. A moins qu’un glorieux ancien, comme Roger Bannister (84 ans), ou un participant aux Jeux de Londres de 1948, ne remporte la mise. Et Bradley Wiggins dans tout ça ? Son triomphe historique sur la Grande Boucle en fait un candidat de dernière minute mais sérieux.

Comme on est sympas, on peut déjà vous annoncer que JK Rowling, Elizabeth II, David Beckham, Margaret Thatcher ou Johnny Rotten n’allumeront pas la vasque. A moins que...

* En 1956, un Suédois, Hans Wikne, avait été associé à l’événement car les épreuves d’équitation des Jeux de Melbourne avaient été disputées à Stockholm car la loi australienne interdisait l’entrée d’animaux sur son sol.



______________________________________________________

LE FRANÇAIS DU JOUR :
ROMAIN GIROUILLE (Tir à l’arc)
Par François-Xavier RALLET

Ne cherchez pas votre match de foot aujourd’hui : il n’y en a pas. Ne cherchez pas d’épreuve non plus : tous les athlètes se feront beaux pour la cérémonie d’ouverture. Tous... sauf les archers. Le tir à l’arc sera la seule épreuve en cours ce vendredi, et parmi nos archers, nous vous proposons de suivre Romain Girouille : une vraie "tronche" de cinéma. Lors de ses débuts chez les "grands", avec son visage coupé au couteau, son crâne rasé, ses lunettes de soleil posées, le plus souvent, sur le sommet de sa tête et ses faux-airs de Woody Harrelson, Romain Girouille avait tout du "tueur né". Derrière son arc, dès ses premières flèches, le Français a rapidement tiré dans le mille. Ou plutôt dans le dix. Autrement dit, au coeur de la cible. Un véritable surdoué, arrivé sur le tard, qui a progressé à la vitesse de la lumière.

En 1998, le Français a dix ans quand il s’essaye au tir à l’arc. Après seulement six mois de pratique à Bourges, tombent rapidement les premières récompenses. Prometteur, ce grand échalas (il mesure aujourd’hui 1,92m pour 76 kilos) ne tarde pas à confirmer qu’il est fait pour ce sport. Deux ans plus tard, le droitier devient triple champion de France. Son chemin est tracé. A Londres, celui-ci doit le mener au titre olympique. Individuellement mais également par équipes. Présent aux Jeux olympiques de Pékin il y a quatre ans, le Français, alors âgé de 20 ans, s’était classé 35e de l’épreuve individuelle et n’avait pu, faute de quota, prendre part à l’épreuve par équipes.

Aujourd’hui neuvième archer mondial, deuxième des dernières sélections nationales à Vittel en mars, Girouille sera le premier athlète tricolore en lice, ce vendredi (dès 10h, heure française) au Lord’s Cricket Round, le site qui accueille les épreuves dans l’ouest londonien. Dès le lendemain, vers 19h10, une première médaille collective pourrait tomber dans l’escarcelle tricolore.

Vice-championne du monde par équipes - battue à chaque fois par la Corée du Sud (une des références en la matière) - en 2009 et 2011, l’équipe de France possède une réelle chance de podium. Aux côtés de ses acolytes, Gaël Prevost (18 ans) et Thomas Faucheron (22 ans), également inscrits sur l’épreuve individuelle, le champion d’Europe 2010 fait figure de grand frère. A lui de montrer l’exemple vendredi avec ses 72 premières flèches lors des tours de classement. L’objectif est de taille : succéder, le 3 août prochain, à Sébastien Flute, sixième et dernier archer français à s’être paré d’or aux JO. C’était il y a deux décennies, en 1992. Romain Girouille avait tout juste quatre ans.




LA QUESTION :
A QUOI BON AVOIR UN TOURNOI DE FOOT MASCULIN SANS LES "VRAIES" SELECTIONS ?
Par Maxime DUPUIS

Etre dans le giron olympique sans vraiment y être. Tel est, non pas la question, mais le sort dévolu au football. Le sport le plus populaire de la planète est, en 2012, toujours au programme des Jeux. Si, si... Cela a du sens lorsqu’on se penche sur le tournoi féminin, qui regroupe les meilleures joueuses du monde et a une réelle valeur aux yeux des participantes. Concernant l’épreuve masculine, vous nous permettrez d’être plus réservés. Parce que le football a déjà la Coupe du monde, épreuve d’une valeur autrement supérieure et symbolique aux yeux des tripoteurs de ballon rond. Les JO ne servant finalement qu’à alourdir un calendrier dont on n’arrive déjà plus à fermer le couvercle.

Dans une ville comme Londres, avec ses stades qui fleurissent à tous les coins de rue, il y avait sans doute une petite place pour jouer au foot au bord de la Tamise. Encore aurait-il fallu en avoir l’envie. Du coup, c’est à Cardiff, Glasgow, Manchester, Newcastle, Coventry et, quand même un peu à Londres, que le(s) tournoi(s) de football se déroulent depuis mercredi. Certes, ça permet de faire participer les habitants de Grande-Bretagne éloignés de la capitale anglaise. Mais vous remarquerez que l’on n’exile pas n’importe quel sport. Si toutes les disciplines olympiques sont égales, certaines le sont plus que d’autres.

De surcroit, le football masculin aux Jeux n’est, depuis deux décennies, ouvert qu’aux moins de 23 ans - avec trois dérogations pour des joueurs déjà atteints par la limite d’âge -, après avoir globalement concerné que des équipes nationales "bis" durant de longues années. Personne ne s’en plaint. Surtout pas les clubs, qui détestent ces étés où les Jeux Olympiques succèdent au Championnat d’Europe des nations. Les joueurs dans tout ça ? A part quelques exceptions notables, personne ne se bouscule au portillon pour participer à la fête.

Je vous vois venir mais ce désamour footballistique pour les Jeux ne tient pas (qu’)à des raisons financières. La raison est avant tout culturelle. Certains sportifs bien plus riches et repus que les footballeurs se battent pour conserver leur place aux JO. Demandez donc à Kobe Bryant. La star des Lakers a qualifié de "stupide" une proposition du grand manitou de la NBA qui visait à réserver les JO aux moins de 23 ans afin de donner plus de poids et de résonnance à la Coupe du monde de basket, nouvelle appellation FIBA des Championnats du monde de basket. Le football est loin de tout cela. Preuve ultime, le Brésil, pays de ballon rond par excellence, quintuple champion du monde, n’a jamais gagné les Jeux Olympiques. Certes, la médaille d’or manque dans la vitrine. Mais jusqu’ici, cela n’a jamais empêché un supporter auriverde de dormir sur ses deux oreilles.






LA CARTE POSTALE DE L’ENVOYE SPECIAL
Par François-Xavier RALLET

C’est mardi, à 13h30 tapantes, que je suis descendu de l’Eurostar et que j’ai posé les pieds sur le sol anglais. Sans retard. Enfin. Et avec les yeux d’un gamin qui découvrent ses cadeaux sous le sapin de Noël. L’arrivée à la gare St-Pancras nous met immédiatement dans le bain. Juste devant l’immense horloge en tête de quai flottent fièrement les cinq anneaux olympiques. L’image peut paraître commune mais sous le soleil, relayé par l’immense verrière de la gare londonienne, le résultat est là. Pour nous accueillir, nous simples mortels mais également les délégations sportives du monde entier, nous avons droit aux célèbres soldats de la garde royale – ceux à la tenue rouge et au chapeau noir -, beaucoup plus décontractés que ceux de Buckingham Palace.

L’armée, elle, rigole beaucoup moins. Critiqué après les défaillances d’un prestataire de sécurité privée (G4S), le gouvernement britannique a dû mobiliser 3.500 militaires supplémentaires pour la quinzaine olympique. Et la grande muette est partout. Même au centre de presse (MPC), au parc olympique, où chaque journaliste est invité à venir récupérer son accréditation. Pour y accéder, il y a le métro (un enfer !), le train (six minutes montre en main au départ de St-Pancras) ou le bus (nouvel enfer !). Quand on arrive au stade, chaque car est examiné de fond en comble. Les soldats n’hésitent pas à utiliser des détecteurs de bombes, ces fameux miroirs de contrôle qu’ils glissent sous les véhicules. Impressionnant. Mais rassurant finalement.






LE BUZZODROME
Elodie Clouvel
vous séduit déjà

Tous les jours, nous mesurons en temps réel l’impact des sélectionnés olympiques sur le réseau social twitter. Dans la catégorie "international", Neymar, le jour de l’entrée en lice du Brésil, a gagné la médaille d’or, jeudi, devant Usain Bolt et Ryan Giggs. Normal... Chez les Français en revanche, c’est la pentathlon moderne qui a retenu toute votre attention. La plastique de notre représente Elodie Clouvel et son attitude à la Lara Croft sur un cliché désormais célèbre y sont visiblement pour quelque chose. Citations. @RomainVare : "Je viens de découvrir Elodie Clouvel, je n’ai jamais eu autant envie de regarder le pentathlon". @Fabkerchrom : "Avant aux #JO, le pentathlon moderne on s’en foutait, mais ça c’était avant Elodie Clouvel !! #laracroft #clubfrance." Le buzz pourrait durer : la Noyonaise de 22 ans entre en lice... le 12 août. Dernier jour des Jeux. Il va en falloir de l’or pour nous détourner le regard...






UN ATHLETE SE SOUVIENT... Anthony Terras (Tir)

"Si je devais en choisir un, je choisirais David Douillet. Je me rappelle que j’étais très très jeune. J’avais vu la finale chez ma tante à Marseille. Voir ce champion relativement imposant fondre en larmes sur le tatami, ça m’avait fait quelque chose. Ça laisse rêveur".






A SUIVRE SUR NOTRE SITE...
Partagez la cérémonie d’ouverture avec nous

Nous serons en direct depuis Londres dès 17 heures pour vous faire vivre la montée d’adrénaline vers l’ouverture des Jeux. Au programme : les derniers échos, des sondages, des échanges en direct avec notre envoyé spécial François-Xavier Rallet et les dernières photos. Tout se passera ici : http://www.eurosport.fr/jeux-olympiques/londres-2012/2012/chat.shtml?chatid=83617ce3b6


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | <:Visiteurs depuis le 01/09/2014:> : 302 / 401919

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Annonces  Suivre la vie du site Manifestations   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.17 + AHUNTSIC

Creative Commons License