VELO CLUB DE CLAMECY UFOLEP
Cyclisme - Milan-San Remo

Le jour des seconds ?

samedi 17 mars 2012 par L’Equipe.fr
 
Si des coureurs comme Cancellara, Cavendish ou Nibali lorgnent avec gourmandise sur la première classique de l’année, la relève, à l’image de Peter Sagan, est prête à surgir samedi.

Peter Sagan et Fabian Cancellara lors de Milan - San Remo en 2011. (L’Equipe)

Peter Sagan et Fabian Cancellara lors de Milan - San Remo en 2011. (L'Equipe)

« Il n’y a qu’un nom qui revient sans cesse : Sagan. » La malice étant la cousine de l’expérience, Fabian Cancellara devait bien savoir en prononçant ces mots, après sa victoire dans le chrono final de Tirreno-Adriatico, qu’ils avaient leur part de fiel. A l’écouter, le Slovaque Peter Sagan est l’homme à suivre sur Milan - San Remo. Ce n’est pas faux à défaut d’être absolument vrai. Et cela fait d’une pierre deux coups. D’un côté, « la pression, ça va être nouveau pour moi. Je vais devoir cohabiter avec elle. Je dois grandir, en passer par là », explique, dans Velo Mag, Sagan, qui deviendrait en cas de succès le plus jeune vainqueur d’une classique, à 22 ans. De l’autre, cela ferait passer Vincenzo Nibali, sorti victorieux et ultra-confiant de Tirreno, pour son second. Parfait pour souffler sur les braises vite recouvertes par l’Italien après s’être fait souffler la victoire par Sagan lors de la quatrième étape de Tirreno.

Boasson Hagen, l’autre lieutenant

Voilà qui résume bien la situation à l’heure d’attaquer la Primavera, première classique et premier monument de l’année, épreuve (très) longue de 298 km, rapide et éreintante. Les grands noms du plateau mondial seront globalement présents, échos majestueux aux passages mythiques que sont la Cipressa et surtout le Poggio, cette rampe où ceux qui montent donnent l’impression de descendre. Et leurs lieutenants aussi. Car le dilemme de Liquigas, où la variété des options le dispute à la nécessité de gestion humaine, est partagé. Chez Sky, où Mark Cavendish a besoin d’un sprint massif qui ne conviendrait pas à Edvald Boasson Hagen. « Je suis incroyablement chanceux qu’il soit aussi dévoué et loyal », expliquait Cavendish après avoir gagné la deuxième étape de Tirreno. Chez BMC aussi, où, en l’absence de Thor Hushovd, il reste à désigner l’option prioritaire entre Alessandro Ballan, Greg Van Avermaet et un Philippe Gilbert hors de forme.

Beau temps prévu sur le Nord-Ouest de l’Italie

 

En fait, s’il y a un point sur lequel tout le monde est d’accord, c’est que tout peut arriver dans cette course qui se gagne dans les cent derniers mètres et se perd dans les cent derniers kilomètres, à partir du Manie (204e km). C’est à ce moment là que les équipes de puncheurs tenteront de faire mal à celles des sprinteurs, avant la série des Capi (monts). « S’il fait beau, il ne sera pas possible de faire tout de suite des cassures. Il faudra garder son énergie pour attaquer à un moment, à la Cipressa (277e km) ou au Poggio (293e km) », prévient Fabian Cancellara, vainqueur en 2008 en solitaire. Aux dernières nouvelles, il devrait faire beau sur le Nord-Ouest de l’Italie. Le contexte est donc favorable à Cavendish et à son poisson pilote Bernhard Eisel. A moins que le triple vainqueur Oscar Freire (2004, 2007, 2010), Tom Boonen, bien plus en forme cette année, Tyler Farrar ou le tenant du titre, Matt Goss, ne parviennent à faire déjouer le train du Manxman. - X.C.


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